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L’artiste camerounais Em’kal Eyongakpa entre dans l’histoire ce 13 mars 2018, comme le premier lauréat du Prix Henrike Grohs qui commémore l’anthropologue et ancienne directrice du Goethe-Institut Abidjan tuée le 13 mars 2016 lors d’une attaque terroriste à Grand Bassam en Côte d’Ivoire.
Le jury composé de personnalités éclectiques comme Koyo Kouoh (directeur artistique, Raw Material, Dakar), Laurence Bonvin (artiste et représentante de la famille Grohs, Berlin), Raphael Chikukwa (conservateur en chef, Galerie Nationale du Zimbabwe, Harare) et Simon Njami (conservateur, Paris) a primé le natif de Mamfé (Sud-ouest Cameroun) «pour son approche poétique, subtile et subjective.

Son travail exprime des préoccupations universelles de l’humanité. La position multidisciplinaire de sa pratique, qui comprend des connaissances issues de la science, de l’ethnobotanique, du réalisme magique, de l’expérimentation et de l’utopie, répond bien aux valeurs fondamentales du prix d’art Henrike Grohs».
Dotée de 20 000 euros, cette distinction célèbre l’œuvre d’un créateur de 37 ans dont les œuvres ont déjà été exposées à la Biennale de Jakarta (2017), à la 13e Biennale de Sharjah (2017), à la Biennale de Montréal (2016), à la 32e Biennale de São Paulo (2016), aux 9ème et 10ème Rencontres de Bamako (2011, 2015), à la 10e Biennale de l’Art Africain Contemporain, et à Dak’art 2012.

Joël Efoudou