maitre alice nkom

À 73 ans, l’avocate prévoit de parcourir les différentes circonscriptions de la capitale économique, Douala, pour appeler les femmes et les jeunes à se mobiliser et à s’inscrire sur les listes électorales pour la présidentielle de 2018.

Le premier acte de cette initiative a eu lieu en février dernier au lieu-dit Marché New-Bell à Douala, et «a connu un succès retentissant qui a permis d’inscrire plusieurs citoyens», reconnait Elections Cameroon, l’organe en charge de l’organisation des élections au Cameroun.

Cette initiative, qui bénéficie du soutien de l’opposante Edith Kah Walla, a pour but d’amener au moins 5000 jeunes et femmes à s’inscrire sur les listes électorales, à voter, et à susciter en ceux-ci une conscience politique.

«Le chef de l’Etat a lancé cet appel lui-même, et il l’a réitéré dans son discours à la jeunesse du 11 février. Les élections auront lieu cette année, et les jeunes doivent prendre leur destin en main, et cela passe par les inscriptions massives sur les listes électorales», affirme Me Alice Nkom, présidente de l’Association «Women voters and sons».

Née à Poutkak, dans la région du Littoral au Cameroun en 1945, Me Alice Nkom est la première femme admise au barreau du Cameroun, en 1969. Elle fonde en 2003, l’Association de défense des homosexuels du Cameroun (Adefho). Elle défend en 2005, onze jeunes homosexuels emprisonnés et en 2013, obtient le premier acquittement de deux jeunes homosexuels dans un pays où la pénalisation de l’homosexualité existe depuis 1972. En 2012, The New Yorker l’a sacrée «Africaine de l’année».

Nathan Ndoumbe