MLK III avant les 50 ans mort de son père

A l’approche du 4 avril 2018 qui marque le cinquantième anniversaire de la disparition du pasteur baptiste afro-américain, militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, son fils Martin Luther King III est plus que jamais aux avant-postes de la résistance aux outrances verbales du nouveau président américain, Donald Trump.

«Nous vivons des jours mauvais», avait réagi le fils aîné de Martin Luther King Jr au début de l’année, lorsque le locataire de la Maison Blanche avait qualifié les pays africains, le Salvador et Haïti, de «trous à merde».

Martin Luther King III, également appelé MLK The Third, a fait remarquer: «Quand un président insiste que notre nation a besoin de plus de citoyens blancs comme la Norvège, je ne crois même pas que nous ayons du temps à parler de ce qu’il dit ou de ce qu’il est».

«Nous devons trouver un moyen de travailler sur le cœur de cet homme», a ajouté MLK III qui fut en 2008 l’invité à Paris de Marie Roger Biloa lors du gala du Cinquantenaire du newsmagazine Africa International (photo ci-dessus).

Toute chose qui augure d’un cinquantenaire sous tension alors même que Donald Trump vient de nommer un secrétaire d’État aux positions aussi polémiques que les siennes.

En attendant, le quotidien suisse «Le Temps» en date de ce 16 mars 2018 assure avoir mis la main sur une missive envoyée deux semaines avant sa mort par Malcolm X à Saïd Ramadan, fondateur du Centre islamique de Genève. Elle traduit une vraie amitié entre Martin Luther King Jr et Malcolm X.

Et là, surprise ! « On a longtemps présenté les deux figures afro-américaines commes des rivaux acerbes, l’une prônant la non-violence, l’autre la résistance musclée. Dans les faits, elles étaient plus proches qu’on ne l’imagine ».

TM