C’est en tout cas le souhait de l’OACI, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale. L’organisme procède à l’audit des installations du premier aéroport du Cameroun depuis la semaine dernière. Un audit qui fait suite aux plaintes d’une quinzaine de compagnies aériennes sur l’état de l’infrastructure. Ainsi de cet audit, l’OACI recommande la fermeture de l’aéroport de Douala qui est par ailleurs le plus important du  Cameroun. Entre autres motifs, la proximité des habitations de la zone aéroportuaire, le mauvais entretien du matériel informatique et du matériel de pistes, mais aussi l’aérogare dont les compagnies disent être de mauvais état.

Le 05 février dernier, 15 compagnies aériennes (Air France, Brussels Airlines, Turkish Airlines, Royal Air Maroc, Ethiopian Airlines, ASKY, Karinou Airlines, Kenya Airways, South African Airways, Trans Air Congo, Rwandair, Air Côte, Cronos, Ceiba, Camair-Co) dans une lettre commune avait fait part de leur préoccupation sur l’étatgénéral de l’aéroport de Douala. Elles dénonçaient le mauvais entretien du matériel informatique et du matériel de piste. Elles protestaient également contre « un bâtiment d’une saleté repoussante. »

La dénonciation abondamment relayée par les médias était parvenu jusqu’aux oreilles du ministre des Transports qui avait instruit une réunion avec les parties prenantes. Au terme de cette réunion le 24 février 2018, deux semaines de travaux avaient été engagées. Le gouvernement avait promis que d’autres travaux nécessitant une somme conséquente devaient effectués sur le long terme.

Rappelons que déjà en 2016, des travaux de rénovation de la piste avaient été menés. Le Cameroun avait contracté une dette de 30 milliards de FCFA auprès de l’AFD, l’Agence Française de Développement.

Valorien Noubissi