Emporté par un cancer ce mardi 24 avril 2018 à l’âge de 71 ans, l’ancien joueur du FC Nantes et de l’équipe de France (58 matches sous le maillot bleu de 1967 à 1980, dont la Coupe du monde de 1978 en Argentine) était devenu un entraîneur coté en conduisant son pays à l’or olympique aux Jeux de Los Angeles de 1984.

Il allait ensuite emmener les Bleus de Platini jusqu’à la victoire en Coupe intercontinentale (1985) et en demi-finale de la Coupe du monde 1986 (défaite 2-0 contre l’Allemagne).

C’est en 1988 que les difficultés commencent, lorsqu’il échoue à qualifier la France pour l’Euro, et qu’Eric Cantonna estime qu’il n’est «pas loin» d’être «un sac à merde».

Après un passage au Paris Saint Germain, il récupère l’équipe des Lions Indomptables, auréolée d’un parcours historique à la Coupe du monde 1990 en Italie. Pour cette World Cup américaine, les tensions seront vives dans le vestiaire où nombre de joueurs trouveront qu’il manque de poigne, tandis que l’opinion critique et marche même par rapport à certains choix de joueurs.

Les Lions Indomptables cèdent un premier match nul face à la Suède avant de s’effondrer d’abord face au Brésil de Romario, futur champion du monde, mais surtout face à la Russie de Salenko qui leur mettra cinq buts.

Les joueurs rentreront par petits groupes tandis que le Français fuira le Cameroun après cette débâcle aux USA. Il obtiendra plus tard son reliquat de salaire par un procès FIFA.

Pour avoir qualifié le Maroc (1998) et la Côte d’Ivoire (2006) ,  il restera le seul sélectionneur à avoir dirigé quatre équipes différentes dans la plus grandes des compétitions.

T. M.