Il y a environ trois ans, Nina Ngassa s’est lancée dans la vente des escargots séchés prêts à la consommation. Et depuis, elle en a développé un véritable business. Tout a pourtant commencé comme un jeu. «Un de mes amis m’a un jour demandé de lui envoyer une grande quantité d’escargots séchés. J’ai téléchargé les photos plus tard sur Facebook et mon profil est devenu fou avec des commentaires et des messages», se remémore la jeune femme installée à Buea, dans le Sud-Ouest.

«J’ai écrit : “Si vous êtes intéressés par des escargots, contactez-moi”. C‘était une blague ! Je n‘étais pas sérieuse, car je n’avais pas d’escargots à la maison et je n’attendais aucun résultat», poursuit l’ancienne pensionnaire du Collège Notre-Dame de Lourdes de Mankon, un établissement secondaire catholique pour filles à Bamenda (Nord-Ouest).

La blague marche tellement bien que Nina se retrouve submergée par les commandes. «Au moment où j’ai mis ces photos en ligne, j’ai réalisé qu’en moins d’une heure, mon téléphone sonnait, car je n’arrêtais pas de recevoir des messages», relate cette originaire de l’Ouest.

Aujourd’hui, elle est sa propre patronne et gère une petite entreprise qui emploie une quinzaine de personnes. «Nina’s Slow Boyz a été le premier du genre à préparer, emballer, marquer et commercialiser des escargots. Nous avons donné à cette entreprise une certaine dignité et de nombreux jeunes ont commencé à faire de même. Voir les autres sur les médias sociaux copier ce que j’ai commencé est un plus pour moi», se réjouit Nina.

Ses clients se comptent désormais par centaines au Cameroun, mais aussi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Son succès lui a valu de nombreux reportages sur des chaînes de télévision étrangères, telles TV5 Monde et Africanews.

Mais la jeune entrepreneure garde les pieds sur terre. Son rêve, conquérir de nouveaux marchés pour faire découvrir et aimer ses mollusques.

Patricia Ngo Ngouem