Moins d’une semaine après la proclamation des résultats des sénatoriales du 25 mars dernier, le Chairman du Social democratic Front (Sdf) Ni John Fru Ndi est sous les feux des projecteurs.

Non pas parce que son parti est le seul à avoir décroché 7 des 70 sièges en jeu (le Rdpc au pouvoir en ayant raflé 63) ; mais parce qu’il serait au centre de tractations en vue de son entrée au Sénat par le biais d’une nomination décidée par le président de la République, Paul Biya.

Pour le newsmagazine panafricain Jeune Afrique, les négociations seraient très avancées. «Le leader du Social Democratic Front (SDF), est pressenti pour être nommé sénateur, écrit le journal. Le 4 avril, il a été discrètement reçu au palais d’Etoudi, au moment où le Conseil constitutionnel proclamait les résultats des sénatoriales du 25 mars : le parti présidentiel a remporté 63 des 70 sièges en jeu, le SDF se contentant de 7 sièges».

Le journal Le Messager titre ce mercredi sur « les raisons de la visite de Fru Ndi à Yaoundé», faisant lui aussi le lien avec une possible entrée à la Chambre haute du Parlement.

Pourtant, le parti de Ni John Fru Ndi dément. Et publie un communiqué où il accuse Jeune Afrique de vouloir déstabiliser cette formation politique qui a désigné Joshua Osih (et non pas l’historique Fru Ndi) comme candidat à la présidentielle de cette année.

«Alors que les anglophones revendiquent la présidence d’une institution majeure, Fru Ndi obtiendra-t-il celle du Sénat ?» s’est interrogé le journal de Béchir Ben Yahmed.

Mais rien n’est joué alors que certaines voix laissent entendre que les Anglophones ne veulent pas du Sénat…

J.E