Joëlle Esso a dédicacé ce mercredi 9 mai 2018 à Douala la bande dessinée «Petit Joss», œuvre parue il y a quelques années déjà.

Dans «Petit Joss», l’auteure illustre les chroniques d’une vie scolaire, celle d’une classe de CM1 dans une école de la ville de Douala au lendemain de l’indépendance du Cameroun. Un recueil de six histoires qui se déroulent non seulement au sein dudit établissement, mais aussi en dehors.

«Petit Joss c’est l’école que j’ai fréquentée dans mon enfance. La bande dessinée c’est les petites anecdotes qui nous sont arrivées quand nous étions à l’école. Mais c’est également le prétexte pour parler du contexte, de la vie de l’époque», affirme celle qui est également chanteuse.

«Petit Joss» est certes un ensemble de planches qui retracent les souvenirs de Joëlle Esso, mais aussi une image de l’enfance africaine, de l’écolier africain, celui qui va toujours à l’école pieds nus. D’ailleurs, Joëlle se veut claire sur la question: «Il y a beaucoup de livres qui se font sur l’Afrique, il y a une certaine images qui est véhiculée de l’Afrique, de l’école et des enfants africains et c’était une image qui ne me plaisait pas du tout. Moi dans ma réalité d’enfant africaine, ce n’est pas ce qu’on nous présente à la télé. Je voudrais leur montrer une autre facette de ce qui se passe en Afrique en dehors de la misère, des guerres; des maladies, qui existent, certes, mais il n’y a pas que ça ».

Auteure de près de six livres, tous des BD,  celle qui est éditrice de livres pour enfants pense que la jeunesse camerounaise et africaine en général «a beaucoup de références étrangères, que ce soit dans les bandes dessinées ou dans les dessins animés». Et de poursuivre: «Je me suis dit les enfants ont quand même besoin de se reconnaître dans des personnages de livres. Ils ont besoin de savoir qu’ils ressemblent à quelque chose et qu’ils ne sont pas des petits aux yeux bleus».

La dédicace de ce mercredi à Douala a également donné lieu à la présentation des œuvres de Jeki Joëlle Esso dont la BD «Samuel Eto’o» sortie en 2013.

 

Valorien Noubissi