Sa belle et puissante voix manquait à ses fans. La diva Queen Eteme se fait apprécier de nouveau avec «Children of Africa» son dernier single en date qu’elle a officiellement présenté à la presse de Douala le 2 mai dernier.

La chanteuse n’a rien perdu de son militantisme pour la cause humaine et pour les enfants en particulier. En collaboration avec l’ivoirien Shaoleen, «Children of Africa» est une chanson d’espoir, un «hommage aux enfants d’Afrique qui font la fierté de notre continent dans le monde et ces Femmes mères dont le combat et l’impact souvent mal connus demeurent une référence» tel qu’on peut lire sur le texte qui résume la chanson.

Quand Queen Eteme parle de ces «Femmes mères», la diva pense à Anne Marie Nzie, à Winnie Mandela ou encore à Myriam Makeba, de regrettée mémoire «qui nous ont légué un héritage et dont nous sommes aujourd’hui à mesure  d’apprécier la qualité» comme elle en témoigne elle-même.

«Children of Africa» annonce les couleurs  du cinquième album de la Mama. Baptisé «A new day for Africa», il sera constitué de 12 chansons. La protégée de Manu Dibango affirme : « Ce sera le style Queen Eteme, mais il y aura l’intégration de nouveaux rythmes urbains comme l’Afrotrap parce que ce message s’adressant aussi à la jeunesse, il fallait bien que je lui fasse un clin d’œil. Je veux aussi casser cette image de la chanteuse élitiste qui chante toujours pour faire pleurer les gens».

«A new day for Africa» viendra ainsi mettre fin à cinq ans d’absence de la Queen sur le marché discographique, cinq années qui n’ont pas été de tout repos. La fille d’Obala, dans le centre du Cameroun, a parcouru l’Afrique et le monde, mettant à chaque escale sa voix au service de la cause humaine. Elle a créé à Abidjan où elle est basée une structure qui a pour but d’aider ceux qui utilisent la voix au quotidien comme instrument de travail.

Queen Eteme dans la foulée, prépare la célébration de ses vingt ans de carrière. vingt ans de scène qui vont se fêter autant à Abidjan où elle est basée, qu’au Cameroun, son pays de naissance.

 

Valorien Noubissi – Photo C. Kabeyene