Célestin Tawamba va présider aux destinées de l’Union des patronats d’Afrique centrale (Unipace) pour les deux prochaines années. Le président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) a été porté à la tête de l’Unipace le 25 mai dernier, à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire de cette organisation à Douala.

A peine élu, l’industriel de 52 ans a déjà le regard tourné vers les défis qui l’interpellent. «L’Unipace doit exercer un leadership intellectuel et d’intervention sur les nombreux sujets qui impactent la vie de nos entreprises et affaiblissent le potentiel de croissance de nos économies», a-t-il déclaré après son élection.

Il entend aussi travailler à la «réduction du taux de chômage élevé» dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), notamment celui des jeunes. La réalisation de ces objectifs, souligne-t-il, passe par «la mise en place de nouvelles dispositions relatives à la gouvernance de notre organisation et ses relations avec la Commission de la Cemac, ainsi qu’à son mode opératoire».

Il compte par ailleurs ouvrir l’Union en l’élargissant «aux organisations patronales de la CEEAC dont les pays ne sont pas membre de la CEMAC». Ce, dans le but de rendre plus compétitives les économies d’Afrique centrale. Président du Gicam depuis son élection le 29 juin 2017, Célestin Tawamba est un homme d’affaires connu et respecté. Il est le Pdg de Cadyst-Invest, une holding industrielle créée en 2006 et dont les principales activités sont l’agroalimentaire (La Pasta et Panzani Cameroun) et la santé (Sipp et Cinpharm).

Après avoir assuré l’intérim de la présidence de l’Unipace après le décès de son prédécesseur André Fotso, Célestin Tawamba a désormais les pleins pouvoirs pour redonner ses lettres de noblesse à cette organisation créée le 13 septembre 1997 à Douala. Et dont la mission principale est de mobiliser et d’accompagner le secteur privé d’Afrique centrale pour la concrétisation de l’intégration sous régionale et l’amélioration de l’environnement global des affaires.

Patricia Ngo Ngouem