Samuel Eto’o ne figurera pas dans le 11 entrant du Cameroun à la Coupe d’Afrique des nations (Can) que le pays organise en 2019.

L’ancien capitaine des Lions indomptables a déclaré qu’il ne reviendrait pas jouer en sélection nationale. «J’ai mis un stop définitif en 2014. Une génération arrive. Elle a gagné avec brio la dernière CAN. C’est à elle de briller, sans moi. C’est définitif», a-t-il dit dans une interview accordée au magazine France Football. Décision irrévocable donc ! Toutefois, le quadruple Ballon d’or africain affirme qu’il reste au service de son pays.

Il a d’ailleurs servi d’intermédiaire entre la Confédération africaine de football (Caf) et l’État camerounais pour que la Can 2019 se tienne dans le pays, au plus fort des spéculations sur le retrait de cette compétition au Cameroun. «Il fallait tout faire pour que ce tournoi se passe chez nous comme prévu, afin d’offrir cette opportunité unique au peuple camerounais. Des doutes avaient été émis suite à des retards dans la construction des stades, des problèmes dans l’organisation, etc. On m’a appelé pour apporter ma modeste contribution. Or, pour le Cameroun, je n’hésite jamais», a déclaré le double champion d’Afrique, qui se réjouit de l’avancée des chantiers relatifs à cette grand-messe du football africain.

Par amour pour son pays, Samuel Eto’o, qui évolue désormais à Konyaspor (Turquie), a également joué le rôle de facilitateur entre la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et d’anciens joueurs «bannis» de la sélection nationale, en vue de leur retour dans la tanière des Lions.

Son entregent a permis au président du comité de normalisation de la Fecafoot, Dieudonné Happi, de rencontrer certains joueurs exclus de la sélection (Idriss Carlos Kameni, Eric-Maxim Tchoupo-Moting, André Onana, etc.), lors de la «campagne de réconciliation» organisée le 5 mars dernier à Paris, en France.

 

Patricia Ngo Ngouem