C’est avec des titres sobres et des détails poignants que plusieurs organes de presse français réagissent au nouveau drame médiatique qui secoue la famille Foé. Quinze ans après la mort de son père Marc-Vivien Foé, pendant la Coupe des Confédérations à Lyon, Marc Scott Foé, 22 ans, (ici en photo dans ses jeunes années) a comparu lundi devant la cours d’assises de cette même ville, accusé de vol avec arme et de séquestration.

«Le fils de Marc-Vivien Foé est jugé aux assises», écrit Le Parisien qui cite la maman. «Je n’ai jamais vu Scott agressif à la maison», témoignage Marie-Louise Foé, 42 ans, à la barre, en utilisant le second prénom anglophone de son fils «pour faire la différence avec son père».

Un besoin de se différencier qui n’a pas échappé à RMC Sport qui détaille : «Selon sa mère, le garçon a choisi le rugby plutôt que le foot, en sport étude, « parce qu’on le comparaît trop souvent avec son père».

Le quotidien 20 Minutes résume en titre : «Lyon: «Autodétruit», le fils de l’ancien footballeur Marc-Vivien Foé jugé aux assises pour avoir séquestré un prêtre». Le journal reprend les paroles d’un expert psychologue qui explique que «le jeune homme a vécu sous la forte pression familiale, chargé, en tant que fils aîné, de remplacer le père, selon la culture camerounaise. Sous la pression maternelle aussi, lorsque sa mère veut absolument lui faire suivre des études pour assurer sa réussite ».

«Je n’ai pas supporté la mort de mon père, je me suis autodétruit», rapporte Ouest France, citant le jeune Marc Scott qui s’est confié à un psychologue. Pour BFMTV, «reconnaît avoir attaqué le prêtre, avec Sofiane Bardot, 20 ans, son complice présumé, à la recherche d’un coffre-fort situé dans le presbytère».

Tous ces médias reprennent les mêmes informations en boucle, de l’AFP à L’Equipe : «Au bout de deux heures de vaine fouille de l’appartement, il a été mis en fuite par une alarme et interpellé par une patrouille de gendarmerie, alors qu’il revenait sur les lieux, à la recherche de l’arme oubliée».

Le fils de Marc-Vivien Foé encourt 30 ans de réclusion criminelle.

 

J.E