Fabrice Ondoa est désormais ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Cameroun. Sa mission sera de plaider pour que chaque enfant soit enregistré à sa naissance. «Lorsque j’ai été contacté par l’Unicef pour devenir ambassadeur de bonne volonté pour la cause des enfants du Cameroun, je n’ai pas hésité une seule seconde. Dans un contexte où dans notre pays, environ un 1 enfant sur 3 n’a pas d’acte de naissance, nous devons œuvrer ensemble pour que tous les enfants puissent avoir les mêmes chances que nous», explique le gardien de but des Lions indomptables. Il confie en toute franchise qu’il n’aurait pas eu la vie, encore moins la carrière qu’il a aujourd’hui, si ses parents ne l’avaient pas enregistré à sa naissance.

«Sans acte de naissance, je ne serais jamais devenu champion d’Afrique avec les Lions indomptables (en 2017 au Gabon, Ndlr), car je n’aurais pas pu avoir une licence pour un club, ni même une carte d’identité scolaire ou nationale, encore moins un passeport», assure le gardien de la réserve du Fc Séville, club de première division espagnole. L’acte de naissance est donc un impératif, car ce document officiel donne «le droit à l’éducation, à la santé, à la protection, sans lesquelles nous n’existerions pas». C’est le message qu’il a transmis aux députés juniors, lors d’une séance mercredi 13 juin 2018 au lycée technique de Nkolbisson à Yaoundé. Rencontre organisée dans le cadre de la Journée de l’enfant africain qui se célèbre le 16 juin prochain. Fabrice Ondoa a associé son image à la campagne «Pour chaque enfant, un acte de naissance» afin d’attirer l’attention du public sur l’importance de l’enregistrement des naissances.

Patricia Ngo Ngouem