Samedi 23 juin 2018, la Fédération française de tennis a annoncé que l’équipe de France de Coupe Davis sera dirigée pour la première fois de son histoire par une capitaine, en la personne de l’ancienne N.1 mondiale Amélie Mauresmo, 39 ans, qui a déjà coaché le Britannique Andy Murray.

Elle succède à Yannick Noah, 58 ans, qui en 26 novembre 2017 a mené les Bleus à la victoire finale et à la victoire face à la Belgique. Il devenait ainsi le capitaine ayant remporté le plus de titres de coupe Davis avec l’équipe de France, à savoir trois (1991, 1996 et 2017).

Pourtant, le chemin vers ce nouveau sacre fut difficile, alors que Yannick Noah avait perdu son père Zacharie en début d’année et fut élevé au rang de patriarche étoudi (photo ci-contre). «Oui, je suis fatigué. Désolé, j’aimerais bien dire des trucs intéressants, mais… », confiait-il à la presse en septembre 2017.

«Mauvaises vibes»

D’après Tennis Mag, face à ces «mauvaises vibes», «ce sont les joueurs eux-mêmes, Tsonga hier sur le terrain, puis Mahut-Herbert lors d’une longue discussion en soirée entre les trois hommes, qui ont œuvré pour remettre sur pied leur capitaine». Mais au final, le timonier avait conduit les siens à la gagne.

S’il a su surmonter l’épreuve de la fatigue mentale, Noah, qui a signé pour une année supplémentaire jusqu’en 2019, s’est heurté à un nouvel écueil. Et il est de taille, car il s’agit de la réforme de la Coupe Davis. Celle-ci prévoit de maintenir un premier tour «traditionnel» puis disputer une phase finale en novembre non pas à 18 (comme dans le projet actuel) mais à 8, avec un ou deux groupes, l’un s’affrontant à Paris, l’autre à Madrid (l’Asie serait écartée), avec la grande finale dans une de ces deux villes.

La réaction du Capitaine français a été cinglante : «Si demain cette décision scandaleuse passe, ce sera la fin de la Coupe Davis. C’est dommage. (…) Ce n’est pas fini. Je suis encore dans le match et je vais essayer de peser du mieux que je peux. Il semble que la plupart des capitaines engagés dans ces quarts de finale sont de mon avis».

Visiblement, Yannick Noah s’apprête à mener de nouveaux combats, non plus sur le bord des courts, mais dans les instances suprêmes du tennis.

TM – Photo JP Kepseu / ICI