Dans une courte vidéo de 32 secondes qui circule en ligne, on voit le président de la chambre haute du Parlement se déhancher sur un titre d’Ekambi Brillant. Et pas n’importe quelle chanson : «Mouayé», titre sorti en 1976 et qui parle de la…Sonel ! Une société – devenue Eneo Cameroon – que le parlementaire connaît très bien, pour y avoir été directeur général de mai 1974 à avril 1984, puis de septembre 1989 à juillet 2001.

A bientôt 84 ans, le président du Sénat a prouvé qu’il pouvait (encore) tenir la cadence sur une piste de danse. Samedi 2 juin 2018, Marcel Niat Njifenji n’a pas résisté à l’envie d’esquisser quelques pas sur ce makossa survolté. C’était à l’occasion d’un mini-concert organisé en sa résidence à Bangangté, chef-lieu du département du Ndé, dans la région de l’Ouest.

Emporté par la musique, Marcel Niat Njifenji se laisse également aller à «faroter» le chanteur de makossa. Avant de se voir couvrir de billets de banque à son tour. Un large sourire éclaire son visage, signe manifeste de sa joie. La joie de celui qui a été, une fois de plus, plébiscité par ses pairs pour diriger le Sénat. D’ailleurs, le mini-concert de samedi dernier est le bouquet final d’un meeting de remerciement au chef de l’Etat pour sa réélection à la tête du Sénat le 4 mai 2018. Une réélection qui fait de lui la deuxième personnalité de l’Etat, derrière le président de la République. C’est dire que c’est lui qui assurera l’intérim en cas de vacance du pouvoir, comme le prévoit la Constitution.

 

P.N.N – Photo JP Kepseu