Maurice Kamto est le personnage principal d’un film documentaire projeté en fin de semaine dernière à Yaoundé. Intitulé «Maurice Kamto : hasard ou destin», le documentaire de 70 minutes retrace la trajectoire de l’ancien ministre délégué auprès du ministre de la Justice, de son enfance jusqu’au déclic qui l’a poussé à se lancer dans la politique. A partir des figures ayant marqué son histoire, des témoignages émouvants des personnes l’ayant côtoyé, de son parcours académique en passant par ses exploits professionnels d’écrivain, de pédagogue et de juriste, sans oublier les embûches sur son chemin, l’homme de 64 ans se révèle sous les traits d’un fils, d’un collègue, d’un camarade ou d’un modèle. Pour l’heure, seules quelques personnes triées sur le volet ont pu voir ce documentaire lors d’une projection privée le 15 juin 2018 au siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), à Odza.
Initialement prévue dans un hôtel de la capitale, la projection a été délocalisée vers le siège du parti créé par Maurice Kamto après sa démission du gouvernement en 2012. La raison : la projection a été interdite par les autorités administratives, faute de déclaration. Une «interdiction arbitraire», car l’homme politique «n’avait aucune obligation légale de procéder à une quelconque déclaration administrative», estime-t-on dans le camp de l’ancien avocat du Cameroun devant la Cour internationale de justice. Ses partisans y voient plutôt une tentative d’intimidation de leur leader, candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Nonobstant cette situation, l’on assure au Mrc que «le documentaire sera mis à la disposition du grand public dans les jours à venir». Occasion, sans doute, de vendre l’image de celui qui se présente comme le «candidat de l’alternance».
P.N.N