Lydol, 24 ans,  pratique le slam, art oratoire poétique, cœur battant en nourrissant des rêves de grandeur. Elle sillonne les festivals du continent pour se faire un nom déjà inscrit sur «Slamthérapie» son album. «Je ne saurais dire depuis combien de temps je slame. Je me suis juste rendue compte avec le temps que ce que je fais s’appelle le slam».

Elle poursuit: «Je mettais sur le papier ce que je n’avais pas la force de dire, explique-t-elle. Et puis la poésie s’est changée en «slam thérapie», j’ai constaté que ça me faisait du bien, et qu’en portant mes textes sur scène je pouvais aussi aider les autres».

Ses fans ont découvert en juillet et décembre 2017, «D’un autre» et «Amina», deux singles téléchargeables sur les plates-formes légales de musique en ligne. Une façon de faire connaître davantage ses prestations et son univers mêlant slam, jazz, folk et soul.

Derrière le pseudo Lydol se cache l’anagramme Dolly, pour Dolly Sorel Nwafo, née le 15 septembre 1994 à Yaoundé. C’est au collège de la Retraite où elle mène son cycle secondaire que débute son initiation à la scène. Dès 2009, elle prend part à une compétition nationale dénommée Challenge Vacances, et parvient en demi-finale dans la catégorie Karaoké, avant d’être sacrée vainqueur national l’année suivante dans la catégorie Slam.

La «consécration» arrive en 2016 quand la Camerounaise se produit dans «L’Afrique a un incroyable talent», à Abidjan en Côte d’ivoire, où elle émerveille un jury de renom composé de Angélique Kidjo, Claudia Tagbo et Fally Ipupa.

Avec le Goethe-Institut Kamerun, Lydol organise «Science Slam Cameroun», modère l’atelier d’écriture trimestriel «Style haut à stylo», et préside le jury de la compétition interscolaire «Slam School Party». L’artiste œuvre aussi pour l’appropriation de ce style par les jeunes d’Afrique à travers le « slam’up », plateforme de rencontre et d’expression à mi-chemin entre le slam et le stand-up.

 

Sujet Irène Mbezele – ICI Cameroun