Le tribunal de première instance de Yaoundé-Centre administratif vient de  confirmer Caroline Aimée Nséké dans son mandat et ses fonctions. Le verdict a été rendu le 3 juillet 2018. Elle avait été suspendue de ses fonctions le 24 janvier dernier par la justice, suite à une plainte déposée en début d’année par Caroline Biloa Kounou, candidate malheureuse à l’élection du 30 décembre 2017. Celle-ci accusait le Comité d’organisation de Miss Cameroun (Comica) d’avoir compromis les résultats du concours et réclamait 30 millions de francs Cfa, ainsi que l’annulation de l’élection.

L’actuelle reine de beauté camerounaise n’a pas encore officiellement réagi à cette nouvelle. Elle semble néanmoins avoir repris ses activités, puisqu’elle a passé la journée du 4 juillet dernier en compagnie du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun. Une activité qui cadre avec ses aspirations. En effet, la fondatrice de l’association «Smile for Life» a décidé de s’investir notamment dans la lutte contre la cécité, dans le cadre de son mandat.

Son mandat n’a pas été de tout repos. Au lendemain de son élection, elle s’est attiré les quolibets des internautes pour sa méconnaissance de l’hymne national. Une vidéo d’elle dans laquelle elle se trompe sur les paroles a fait le tour des réseaux sociaux. La jeune femme de 22 ans s’est par la suite confondue en excuses. «Oui, je l’avoue et le reconnais volontiers. Ayant quitté le Cameroun à l’âge de 10 ans pour la Suisse, je n’ai pas toujours eu l’occasion de chanter régulièrement l’hymne national et donc, d’en maîtriser parfaitement les paroles comme le montre cette vidéo faite bien longtemps avant mon élection», s’était-t-elle défendue. Non sans préciser qu’elle connait désormais les paroles sur le bout des doigts.

Son mandat, elle compte le remplir avec «honneur et dignité» afin de mériter cette couronne dont elle a tant rêvée. «Être Miss Cameroun, je l’ai imaginé dans mes rêves fous et innocents de petite fille», déclarait-elle au soir de son élection.

 

P.N.N