Le basketteur Joel Embiid figure en tête du top 10 des sportifs camerounais les mieux payés au monde, selon un classement établi par le magazine Starter dans son premier numéro de l’année 2018.

Avec un gain annuel de 125 millions d’euros (environ 85 milliards de francs Cfa), le pivot des 76ers de Philadelphie coiffe au poteau Ndamukong Suh (17.9 millions euros), Joel Matip (7.2 millions euros), Christian Bassogog (6.4 millions euros) et Stéphane Mbia (5.3 millions euros) qui constituent le Top 5 de ce classement. L’athlète de 24 ans arrive également devant Samuel Eto’o (3.9 millions euros), classé à la 7e place.

L’intérieur camerounais des Sixers a vu sa cote grimper en NBA, la principale ligue de basket-ball au monde. Pourtant, lorsqu’il arrive aux États-Unis à l’âge de 16 ans, Joel Embiid ne sait même pas dribbler. Il ne parle pas non plus la langue.

«J’ÉTAIS SI MAUVAIS…»

«La première fois que je suis allé à l’entraînement, j’étais si mauvais que le coach m’a viré du gymnase. J’étais tellement maigre (il pesait 70 kg à l’époque, Ndlr), tellement mou. Mais le pire, c’est que mes coéquipiers se moquaient de moi comme les m… de gamins dans les films sur le lycée. Je regardais ces mecs sans comprendre ce qu’ils disaient», a-t-il confié dans une interview en ligne. C’est sur YouTube qu’il apprendra à «shooter comme les Blancs».

En 2009, il rencontre pour la première fois la superstar américaine Kobe Bryant, lors de la finale entre les Lakers et le Magic. Cette rencontre va être déterminante pour sa carrière, lui dont le père aurait préféré qu’il fasse plutôt du volley-ball.  «Continue de bosser, continue de bosser», lui a dit Kobe. Des mots qui l’ont aidé à se surpasser et à s’accrocher.

Aujourd’hui, Joel Embiid est l’une des vedettes de la NBA. Sous contrat avec les 76ers de Philadelphie jusqu’en 2021, il a exprimé le souhait de jouer un jour pour l’équipe de France de basket-ball, pays dans lequel il a des attaches. Même si sa naturalisation «serait improbable», selon le président de la Fédération française de basket-ball, Jean-Pierre Siutat. Mais le Camerounais, lui, continue à vivre son rêve américain. «Je le jure devant Dieu, ma vie est un film. C’est un film !», affirme Joel Embiid.

 

P N.N