Ce jeudi 20 décembre 2018, un communiqué du Ministère des Arts et de la Culture, lu au journal de 17h sur le Poste national de la Crtv, indique que «le Ministère des Arts et de la Culture (Minac) a décidé de se réapproprier, au nom du Gouvernement, le concept Miss Cameroun et subséquemment, l’organisation du concours de beauté y relatif».

Le communiqué fait état d’ «incidents récurrents ayant impacté négativement, ces dernières années, ledit concours». Le texte signé du ministre Narcisse Mouelle Kombi ajoute que cet événement est « placé sous le Haut Patronage et la Présidence de Madame la Première Dame».

Le communiqué précise du reste que l’Etat a un «droit de préemption» sur ce concept qui «ne saurait faire l’objet d’une appropriation privative».

Le Comité Miss Cameroun (Comica) d’Ingrid Solange Amougou est donc mis hors course après les remous nauséeux du début de l’année.

Le 3 janvier 2018, Caroline Biloa Kounou avait saisi le Comité Miss Cameroun (Comica, organisateur de l’événement) d’une «sommation amiable de réparer». Dans sa requête introduite par Me Essimi Zibi Georges Fleurik, son avocat, la jeune femme mettait en cause la responsabilité d’Ingrid Solange Amougou, présidente du Comica, Daniel Claude Abate, président du jury de l’élection, et Me Mah Ebénezer, huissier instrumentaire de la finale de l’élection, dans la déconvenue qu’elle a vécue, et exige une réparation à hauteur de 30 millions de francs CFA.

Cette reprise en main fut souhaitée par certains acteurs du milieu, qui arguaient qu’au Gabon par exemple, depuis 2015, le concours est organisé par l’Association Défis de femmes dirigée par Malika Bongo Ondimba. Au Congo, le concours Miss Indépendance est placé sous le parrainage de la Première dame Antoinette Sassou.

Reste à savoir si les acteurs mobilisés par le Palais se distingueront par leur probité, là où les membres du Comica ont trébuché.

 

J.E – ICI Cameroun